Critique The CNK - L'hymne à la joie

Publié le par Macounet

Avant de commencer la critique du nouvel album de The CNK sorti le 12 novembre dernier, faisons une petite rétrospective sur le groupe.

Anciennement Count Nosferatu, le groupe se forme en 1996 et est à la base composé de deux membres, les surnommés Mr Hreidmarr (ex anorexia nervosa) et Mr Heinrich Von B. (Nicolas St Morand et Jean-Sébastien Ogilvy). Deux démos sortent: Das Schwarze Order (1996) et Soleil Noir (1998). C'est à partir de là que le groupe trouve son nom de scène, Count Nosferatu Kommando.

En 2002, sort l'excelentissime Ultraviolence Über Alles, véritable monstre de Black/Death Metal Indus, qualifié de "Electro War Metal" par leur maison de disque de l'époque (Kodiak Records), cette galette porte parfaitement bien son nom, Ultra-violent dans tous les sens du terme, il s'agit du parfait mélange du Métal et des machines, brutal dans le son et les paroles, engagé dans ses textes et martial à souhait, UUA est un pur chef d'oeuvre.

Après une période de non-activité, Mr Hreidmarr quitte Anorexia Nervosa et annonce qu'un nouvel album de CNK, rebaptisé The Cosa Nostra Klub ou The CNK par la même occasion, va voir le jour. En 2007 une date est enfin annoncée, le 12 Novembre, voyons si cette longue attente est récompensée.



Premier constat, le groupe fait toujours dans la provoque, en effet à travers la pochette on ne peut que être rassuré en se disant que The CNK n'a rien perdu de son coté cliché, kitsh et provoquant. C'est maitrisé avec brio et ca fonctionne très bien, en effet, pour l'anecdote, le groupe a connu quelques problèmes avec la fnac qui ne voulait pas distribuer l'album a cause de sa pochette juger trop provoquante. Dans cet Hymne à la joie, le groupe semble avoir apporté un coté grandiloquant, notamment dans la musique puisque le titre fait directement référence et penser a de la musique classique.

On peut dire que les pochettes d'albums ne mentent pas sur le contenu chez The Cnk, en effet le groupe officie toujours dans une Death/Black Industriel mais avec un gros apport classique en plus. Ca sonne beaucoup plus symphonique qu'avant et ca fait beaucoup penser a Anorexia Nervosa. Mais justement, on pourrait se demander pourquoi Hreidmarr a til quitté AN pour faire le meme son qu'avec The CNK, des les premieres secondes d'écoute on le comprend très bien: avec The CNK, plus de coté occulte et méchant qui colle au Black Metal, The CNK se rapproche plus d'un délire, comme je l'ai dis plus haut, tout en clichés et très kitsh, on sent que l'on s'amuse plus sur The CNK.

Le Hic, c'est qu'on a l'impression que le groupe a le cul entre deux chaises, c'est à dire, de garder le fameux esprit de Ultraviolence Uber Alles qui mélangait electro et metal de façon extreme et de coller a la nouvelle étiquette grandiloquante et classique. Objectivement, je trouve l'alchimie très convainquante, notamment grâce a la production qui est tout à fait admirable, on sent que le boulot sur le son a été travaillé et bichonné pour être le plus convainquant possible. Pour ce style de musique je dois dire que le son se devait d'être puissant et lourd, et il l'est. La musique fourmille de détails, contient des samples de musiques classiques, les guitares sont lourdes mais se rapprochent pas mal au final d'un Rammstein (patapésivouplé). Quant aux parties vocales, c'est du CNK, elles sont reconnaissables en trois secondes, on garde ici un Chant hurlé-saturé, et une voix plus Death metal, grave donc. Dans certaines chansons les vocaux sont vraiment monstreux, mais dans l'ensemble, l'habitué de UUA, ne sera pas perdu.

Là ou l'habitué de Ultraviolence Uber Alles peut etre perdu, c'est dans la brutalité de l'ensemble. En effet, il m'a semblé que le coté Electro de UUA etait un peu plus pronnoncé, ce qui donne avec la boite à rythme une brutalité sans nom. C'est moin rentre-dedans et simple que par le passé, L'hymne à la joie est clairement plus complexe et fouillé, mais pas dur d'approche. L'album est bien maitrisé, les chansons s'enchainent de façon logique, l'auditeur n'est jamais paumé, certains titres sont vraiment énormes comme par exemple "C[osa] N[ostra] K[lub]", "The Martialist", "Vote for Winners", "Die HolzHammerMethode", "Dinner is Ready" ou "Inexorable Parade"...

Au final qu'est ce qu'on pourrait reprocher a cet album, peut être que le coté ultraviolent ne soit plus vraiment présent comme dans UUA, mais à la limite tous les groupes évoluent, et il y a peu d'interet a faire deux fois le même album...Moi, ce que je reprocherai a cet album, c'est que l'on aurait pu imaginer un album encore plus barré que ca, je trouve que ca manque un tout peu de folie. Apart ce petit point, nous ne sommes pas loin de l'album de l'année. L'hymne à la joie, est un album de Death/Black metal Industrielle teinté de musique classique parfaitement bien maitrisé, les parties classiques, symphoniques et les choeurs sont parfaitement distillés, on ne part jamais dans l'exces ou dans le n'importe quoi, on sent certaines influences comme Laibach par exemple, l'album sonne rock and roll, c'est vraiment très pro.

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